EXHIBITIONS
Group exhibition – Our Neighborhood, Moho House, Daegu, Korea, 2024.
Comments and thoughts
I was invited to this group exhibition by Jo Hyejung, herself invited by the owners of the Moho House for her remarkable work.
Constrained by distance, I wasn’t able to bring back many pieces and decided to take a small sculpture and a drawing with me, with the aim of taking a few days before the exhibition to find materials on site to make a socle for my marble volume.
The Moho House district was a goldmine for any visual artist. A neighborhood of technicians working and selling pieces of metal and wood.
I was able to create a diy pedestal with a wooden plate and metal rods bought at a fair price, thanks to the generous help of the technicians on site.
The room where I exhibited was shared with Hyejung and a talented painter. Our works reacted well with each other in the traditional Korean architecture.
My thoughts on this exhibition:
Exhibiting in this environment, with artists as talented as they caring, and patient and understanding curators, as well as a creative atmosphere extending to the scale of an entire neighborhood, was an amazing experience.
The drawing I exhibited is a new form of expression, still a little timid but less uptight than previous ones. A semi-figurative direction that I’d like to explore further.
I think I need to give myself the freedom to be more tempestuous in my artistic expression linked to drawing, and to transfer the rigidity that sometimes characterizes me to my sculptural practice, since it requires greater physical and mental rigor.
Commentaire et réflection
J’ai été invité à cette exposition en groupe par Jo Hyejung, elle-même invitée par les propriétaires du Moho House pour son travail remarquable.
Contraint par la distance, je n’ai pas pu ramener beaucoup de pièces et me suis contenté de prendre avec moi une petite sculpture et un dessin, avec l’objectif de prendre quelques jours avant l’exposition pour trouver sur place les matériaux qui me permettront de réaliser un socle pour mon volume en marbre.
Le quartier du Moho House était une mine d’or pour tout artiste plasticien. Un quartier de techniciens travaillant et vendant des pièces de métal et de bois.
J’ai pu créer un socle de fortune avec une plaque de bois et des tiges de métal achetées à bon prix, ainsi que l’aide généreuse des techniciens présents sur place.
La salle où j’expose à été partagée avec Hyejung et un artiste peintre talentueux. Nos travaux réagissaient bien les uns avec les autres dans l’architecture traditionnelle Coréenne.
Mon regard sur cette expo :
Exposer dans cet environnement, avec des artistes aussi talentueux que bienveillants et des curateurs patients et compréhensifs, ainsi qu’une atmosphère créative s’étendant à l’échelle de tout un quartier, était une expérience hors du commun.
Le dessin que j’y expose est une nouvelle forme d’expression, encore un peu timide mais moins coincé que les précédents. Une direction semi figurative que j’aimerais bien explorer davantage.
Il faut, je pense, que je me laisse la liberté d’être plus tempétueux dans mon expression artistique liée au dessin, et que je transfère la rigidité, qui me caractérise parfois, dans ma pratique de la sculpture, puisqu’elle demande une rigueur physique et mentale plus importante.
fabulation/(ma)tter, Uenoshita Studio, ABAB Ueno, Tokyo 2024.
Comments and thoughts
The exhibition resulted from a two-week residency in an artist studio located on the 6th floor of a department store in Ueno. The building, no longer meeting safety standards, was used by an art curation company which occupied an entire floor for a year before the building’s demolition, providing artists with studio space, storage, and exhibition space throughout the curator’s occupation of the premises.
I was invited to reside and exhibit there after receiving an award from my master’s program following my graduation exhibition.
I had a great time building this exhibition. I aimed to present only new pieces created during those two weeks of residency. Thus, I had to engage in a relatively intense and spontaneous production dynamic, quite distant from my comfort zone.
My main motivations were to blend modern/minimalist aesthetic concepts (brutalist architecture, minimalist music) with traditional Japanese elements (Shinto/Buddhist painting and architecture, dry gardens) to express graphic interpretations of invisible movement dynamics such as ocean currents, wind, particle interactions, and the formation of gaseous spaces. The goal was to create a spatial construction composed of multiple interacting objects, forming a journey for the visitor without favoring any one piece over another.
Philip Glass, Shigemori Mirei, Laura Lamiel, Suzuki Hiraku, Tanizaki Junichiro, and the remarkable essay ‘New Systems of the World’ by Sébastien Le Clerc were my main references in this creative process.
My thoughts on the exhibition:
There’s potential to do better next time. I was still a bit timid and traditional in executing the pieces and the installation. I can have more fun and try to overturn certain of my deeply ingrained codes and symbols. In the future, I’ll need to take more risks, forget half measures. Moreover, Japan is an important and necessary source of inspiration that, however, risks taking up too much space in my artistic reflection and aesthetic tastes, potentially leading to a Japan-centric caricature in the long run. I need to be careful of that. Lastly, I must accept that I have to work with what is accessible to me, not what I think I want to achieve, as my ambitions are tainted by clichés and commonplaces from which I strive to emancipate myself.
Commentaire et réflection
L’exposition résulte de deux semaines de résidence dans un studio d’artiste situé au 6ème étage d’un department store à Ueno. Le bâtiment n’étant plus aux normes de sécurité, une entreprise de curation artistique a pu parasiter tout un étage pendant un an avant la destruction du building, donnant l’opportunité aux artistes d’avoir un studio, un espace de stockage ainsi qu’un lieu d’exposition pendant toute la durée d’occupation du lieu par les galeristes/curateurs.
J’ai été invité à y résider et exposer après avoir reçu un prix décerné par mon master à la suite de mon exposition de diplôme.
J’ai passé un très bon moment à construire cette exposition.
Je souhaitais ne présenter que de nouvelles pièces faites pendant ces deux semaines de résidence. Ainsi, il m’a fallu entrer dans une dynamique particulière de production relativement intense et spontanée, assez éloignée de ma zone de confort.
Mes principales motivations étaient de coupler des notions esthétiques modernes/minimalistes (architecture brutaliste, musique minimaliste) et japonaises traditionnelles (peinture et architecture shinto/buddhiste, dry garden) pour exprimer des interprétations graphiques de dynamiques de mouvements invisibles tels que les courants marins, le vent, les interactions de particules et les formations d’espaces gazeux.
Le but était de créer une construction spatiale composée de plusieurs objets se répondant les uns aux autres en créant un parcours pour le visiteur sans favoriser une pièce à voir plutôt qu’une autre.
Philippe Glass, Shigemori Mirei, Laura Lamiel, Suzuki Hiraku, Tanizaki Junichiroo ainsi que le formidable essai “Nouveau systèmes du Monde” de Sébastien Le Clerc, étaient mes principales références dans ce processus créatif.
Mon regard sur cette expo :
Il y a le potentiel de faire mieux la prochaine fois.
J’étais encore un peu timide et classique dans la réalisation des pièces et l’installation.
Je peux m’amuser davantage et tenter de renverser certains codes et symboles encore trop profondément marqués en moi. Il faudra prendre plus de risques à l’avenir, oublier la demi mesure.
En outre, le Japon est une source d’inspiration importante et nécessaire qui toutefois menace de prendre trop de place dans ma réflexion artistique et mes goûts esthétiques, risquant à terme de me faire tomber dans une caricature japoniste. Faire attention à ça.
Enfin, il faut que j’accepte de devoir composer avec ce qui m’est accessible et pas ce que je crois vouloir atteindre, car mes ambitions sont corrompues par les clichés et lieux communs dont j’essaye de me défaire.
Mort Répétitive (et reconstitution d’un territoire sur les ruines d’idéaux formels), Graduation Show 2024 Master GAP of Tokyo University of the Arts.






































































